L'érable de Norvège en difficulté.
 

Une situation inquiétante.
 

Bien que la présence d'une importante quantité de vieilles blessures d'origine inconnue sur les érables de Norvège adultes ne soit pas un phénomène nouveau, nous devons admettre que la situation soit particulièrement inquiétante. érable de norvège cassé par le ventEn effet, nous constatons que ces plaies ont tendance à agrandir au lieu de guérir tout naturellement, ce qui a comme conséquence d'affecter considérablement la santé et la solidité des arbres concernés.
 

Permettez-moi de vous référer au "Journal of Arboriculture" de février 1981, dans lequel vous retrouverez à la page 38, un compte rendu de la conférence présentée par monsieur Paul D. Manion à la Société Internationale d'Arboriculture à Hartford, Connecticut, en août 1980. À la lecture de cet article, vous conviendrez que les informations transmises par monsieur Manion sont l'aboutissement de sérieuses recherches et constituent un excellent document de base sur lequel nous pouvons nous appuyer.
 
 

Mes observations personnelles.
 

Pour ma part, depuis nombre d'années, je me suis appliqué à envisager la situation sous des aspects différents, ce qui me conduit à vous communiquer certaines remarques et théories qui sont miennes.
 

Une structure inadéquate semble expliquer la présence de certaines lésions au niveau des fourches. Mais il y a plus, l'écorce se fendille sans raison apparente, et en s'agrandissant d'une année à l'autre, les plaies présentent des caractéristiques qui semblent tant par leur forme que par leur emplacement, quelque peu exclusives à cet érable.
 

Plusieurs indices ajoutés à ces étranges particularités nous portent à croire que les sujets les plus affectés auraient hérité d'un code génétique déficient. Si tel est le cas, une partie de la solution résiderait dans la recherche de vieux spécimens en excellent état comme source de reproduction.
 

Les réactions de l'érable de Norvège à certains traumatismes ou traitements sont des plus déroutantes. En effet, cette essence semble tolérer plus que d'autres la dégradation de son environnement, qu'il s'agisse de compaction du sol, de coupe de racines, de pollution, etc... De plus, sa vigueur n'est que très peu diminuée par la présence d'insectes et de maladies.
 

Mentionnons également que cet arbre ne semble pas apprécier à sa juste valeur le fait d'être traité aux petits oignons, ce qui donne souvent l'impression que de minutieuses chirurgies pour soigner les multiples blessures d'un seul sujet constituent un mauvais investissement.
 
 

Une piste prometteuse.
 

Généralement utilisés pour des motifs de sécurité, la pose de quelques haubans servant à soutenir fermement les principales branches semble s'avérer une opération fort bénéfique à la santé de cet érable. En effet, le fait de réduire les vibrations au niveau des fourches serait de nature à favoriser une cicatrisation plus efficace.
 
 

À la recherche de vraies solutions.
 Comme il semble n'exister que très peu de littérature disponible sur le sujet, et vu l'importance de l'enjeu, il serait urgent de miser sur la recherche. Mais avant tout, il conviendrait d'une part, de réunir toute documentation disponible, et d'autre part, que chaque intervenant impliqué en foresterie urbaine s'empresse de partager les résultats de ses observations et de ses expériences.
 
 

Pour informations supplémentaires: arboriculturejp@yahoo.ca



 
 
 
 
Utilisation de boulons à oeil ou tiges filetées lors du haubanage
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